Une mention de Maurelianum, fondé par les Romains, apparaît en 1011 et le premier seigneur connu du lieu est Ramon de Maurellar, cité en 1147. Le village connaît une période confuse durant le XIIIème siècle au long des guerres entre les rois d’Aragon et de Majorque. L’on sait que le lieu abritait 60 feux en 1378 et que le terme Maureillas est répertorié pour la première fois, au moyen âge, en 1395. C’est durant le moyen âge que le village s’est vraiment constitué autour du Casteil, qui fut la demeure des seigneurs d’Oms et ce jusqu’au Traité des Pyrénées. Le rattachement du Roussillon à la France, en 1659, bouscule une activité basée, jusque là, sur le commerce avec la Catalogne. Au XIXème siècle Maureillas entame une période de prospérité en s’engageant dans l’industrie du bouchon, auquel est dédié aujourd’hui le Musée du Liège. Le territoire actuel de Maureillas est issu d’annexions successives: Saint-Martin de Fenollar, rattaché à la commune en 1822 puis Las Illas (qui avait absorbé La Selva en 1823) et Riunoguès qui rejoignent l’entité en 1972.

Une Commune mais trois villages avec Las Illas et Riunoguès, chacun son caractère et ses richesses de tout ordre : un patrimoine exceptionnel et des loisirs naturels caractérisent nos trois villages.

Maureillas, bâti dès le haut Moyen Age autour d’une « Cellera » et de l’Eglise Saint Etienne. On peut y admirer un tableau de Saint-Michel terrassant le démon œuvre de Antonin Guerra, divers objets de Culte et une vue imprenable sur le Canigou depuis le narthex. Tout à côté, la place de la République, bien ombragée, est rafraichie depuis le 19ème siècle par une fontaine (ou pile) et offre les services de deux restaurants toute l’année. Le Prat de la Farga est une aire de loisirs à la disposition des habitants et des visiteurs, où l’on peut s’adonner à la pêche, à la promenade à pied ou à cheval, pratiquer le parcours de santé ou la pétanque. Tous les weekends, en été, bal avec animations musicales et restauration sur place. Le musée du liège représente le passé glorieux des bouchonniers du village et l’avenir de ce matériau noble, aux propriétés étonnantes et particulièrement adaptées au développement durable. Enfin, le joyau de Saint Martin de Fenollar, avec sa chapelle pré-romane et ses fresques du XII éme siècle, les plus grandes du Sud de la France, en surface… et en qualité!

Las Illas, prés de la frontière avec la Catalogne, niché au fond des vallées sauvages, a toujours été un haut lieu de l’Histoire du Roussillon, de l’Espagne et de la France :
– Révolte des Miquelets au 17ème siècle, contre le Roi de France
– Saga meurtrière des Trabucayres au 19ème siècle
– Episodes douloureux de la « Rétirada » espagnole en 1939 aux Cols de Lli et de Manrella : Monuments aux guerilleros espagnols morts pour la France et de Lluis Companys, dernier président de la Generalitat, fusillé sous Franco, à Montjuic en 1940.
Las Illas fût un lieu de passage pour les Evadés de France, et de tous ceux qui fuyaient l’oppression de la France occupée, de 1940 à 1945 : Une plaque sur la place de la « Llibertat » rappelle ces « Chemins de la Liberté ».

Riunoguès, au milieu des Subéraies, idéalement placée sur la « Voie Verte » entre Maureillas et Le Perthus (Col de Panissars) offre une des rares églises préromanes du Roussillon : Saint Michel.
Un «Aplec» s’y tient lors de la Saint Michel ou le dimanche le plus proche. L’Eglise contient un retable remarquable du 18ème siècle, et un banc de justice. C’est un monument particulier, visitable sur demande auprès de la mairie ou avec le pays d’Art et d’Histoire.
Une auberge rustique y est ouverte à l’année. De nombreuses randonnées sont possibles tant vers Las Illas, Maureillas, Les Cluses ou encore l’Espagne toute proche.

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